samedi 23 juin 2012

René Magritte, Marthe Nougé, Georgette Magritte, Betty Magritte and Paul Nougé, Bruxelles, Forêt de Soignes, 1939



MUSÉE MAGRITTE MUSEUM :
http://www.musee-magritte-museum.be/Typo3/index.php?id=accueil&L=0%2F%25%20%E2%80%A6%2F%2Fvwar%2Fbackup%2Ferrors.php%3Ferror%3D

jeudi 29 mars 2012

Georgiana M. M. Colvile. « De l'Éros des femmes surréalistes et de Caude Cahun en particulier »

Georgiana M. M. Colvile. « De l'Éros des femmes surréalistes et de Caude Cahun en particulier »

mercredi 28 mars 2012

Les Spectacles intérieurs de Leonora CARRINGTON, Frida KAHLO, Gisèle PRASSINOS, Dorothea TANNING et Unica ZÜRN

Unica ZÜRN


Leonora CARRINGTON


Frida KAHLO

Gisèle PRASSINOS

Dorothea TANNING

Marie BLANCARD, Les Spectacles intérieurs de Leonora CARRINGTON, Frida KAHLO, Gisèle PRASSINOS, Dorothea TANNING et Unica ZÜRN. Dialogues entre écriture et arts plastiques, Université de Cergy-Pontoise, 17 novembre 2006 :



samedi 10 mars 2012

LES MUSICIENS DU SURRÉALISME BRUXELLOIS ET L'ESPRIT DADA

Robert Wangermée,« LES MUSICIENS DU SURRÉALISME BRUXELLOIS ET L'ESPRIT DADA », TExTYLEs, NOVEMBRE 1991, SURRÉALISMES DE BELGIQUE :
http://www.textyles.be/textyles/pdf/8/8-Wangermee.pdf

dimanche 8 janvier 2012

Autour de « la lumière de l'image »


Max ERNST. Oedipus Rex, 1922

Il en va des images surréalistes comme de ces images de l’opium que l’homme n’évoque plus, mais qui « s’offrent à lui, spontanément, despotiquement. Il ne peut pas les congédier ; car la volonté n’a plus de force et ne gouverne plus les facultés. » Reste à savoir si l’on a jamais « évoqué » les images. Si l’on s’en tient, comme je le fais, à la définition de Reverdy, il ne semble pas possible de rapprocher volontairement ce qu’il appelle « deux réalités distantes ». Le rapprochement se fait ou ne se fait pas, voilà tout. Je nie, pour ma part, de la façon la plus formelle, que chez Reverdy des images telles que :

Dans le ruisseau il y a une chanson qui coule

ou :

Le jour s’est déplié comme une nappe blanche

ou :

Le monde rentre dans un sac

offrent le moindre degré de préméditation. Il est faux, selon moi, de prétendre que « l’esprit a saisi les rapports » des deux réalités en présence. Il n’a, pour commencer, rien saisi consciemment. C’est du rapprochement en quelque sorte fortuit des deux termes qu’a jailli une lumière particulière, lumière de l’image, à laquelle nous nous montrons infiniment sensibles. La valeur de l’image dépend de la beauté de l’étincelle obtenue ; elle est, par conséquent, fonction de la différence de potentiel entre les deux conducteurs. Lorsque cette différence existe à peine comme dans la comparaison, l’étincelle ne se produit pas. Or il n’est pas, à mon sens, au pouvoir de l’homme de concerter le rapprochement de deux réalités si distantes. Le principe d’association des idées, tel qu’il nous apparaît, s’y oppose. Ou bien faudrait-il en revenir à un art elliptique, que Reverdy condamne comme moi. Force est donc bien d’admettre que les deux termes de l’image ne sont pas déduits l’un de l’autre par l’esprit en vue de l’étincelle à produire, qu’ils sont les produits simultanés de l’activité que j’appelle surréaliste, la raison se bornant à constater, et a apprécier le phénomène lumineux.

Et de même que la longueur de l’étincelle gagne à ce que celle-ci se produise à travers des gaz raréfiés, l’atmosphère surréaliste créée par l’écriture mécanique, que j’ai tenu à mettre à la portée de tous, se prête particulièrement à la production des plus belles images. On peut même dire que les images apparaissent, dans cette course vertigineuse, comme les seuls guidons de l’esprit. L’esprit se convainc peu à peu de la réalité suprême de ces images. Se bornant d’abord à les subir, il s’aperçoit bientôt qu’elles flattent sa raison, augmentent d’autant sa connaissance. Il prend conscience des étendues illimitées où se manifestent ses désirs, où le pour et le contre se réduisent sans cesse, où son obscurité ne le trahit pas. Il va, porté par ces images qui le ravissent, qui lui laissent à peine le temps de souffler sur le feu de ses doigts. C’est la plus belle des nuits, la nuit des éclairs : le jour, auprès d’elle, est la nuit.

André BRETON, Manifeste du Surréalisme, 1924

Monika Steinhauser et Aude Virey-Wallon . « «La lumière de l'image». La notion d'image chez les surréalistes ». Revue de l'Art, 1996, n°114. pp. 68-80:
http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/rvart_0035-1326_1996_num_114_1_348298

mardi 3 janvier 2012

Érik SATIE


Le site du compositeur :

vendredi 30 décembre 2011

MAN RAY, les surréalistes et le cinéma des années 20



Norbert Bandier. « Man Ray, les surréalistes et le cinéma des années 20 ». Actes de la recherche en sciences sociales. Vol. 88, juin 1991. pp. 48-60 :

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/arss_0335-5322_1991_num_88_1_2981
Résumé :
Dans le cadre d'une étude sur le groupe surréaliste entre 1924 et 1929, cet article s'interroge sur l'accueil plutôt réservé que rencontrent les films de Man Ray auprès des surréalistes. Or celui-ci participe aux activités du groupe comme photographe et revendique une inspiration surréaliste pour ses films. L'étude de la carrière artistique de Man Ray à cette époque révèle sa position dominée tant à l'intérieur du groupe surréaliste que dans les milieux de l'art en général : peintre sans succès reconverti malgré lui à la photographie, activité sans valeur artistique reconnue, il cherche à faire une carrière de cinéaste d'avant-garde en se réclamant du surréalisme, et plus particulièrement de l"automatisme" prôné par les surréalistes comme méthode de création. Cette tentative échouera pour deux raisons : elle va à l'encontre de la stratégie de rupture esthétique, purement littéraire, des surréalistes qui rejettent le "cinéma d'art" au profit du cinéma populaire perçu comme un support spontané de poésie ; elle revendique l'utilisation de l'"automatisme" au moment même où les surréalistes la remettent en cause.